Moods

Le ciel est un peu moins noir…

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Bonjour à toutes et à tous.

Cela fait un moment que je n’avais pas écrit sur cet espace : manque d’envie, de temps, peur d’avoir briser la carapace avec mon précédent post ? Je ne sais pas, mais aujourd’hui j’ai envie…

Envie de dire, que le ciel devient plus gris et moins obscure. Cela me fait presque peur de l’écrire, par superstition sans doute (peur de dégringoler tout en bas, de nouveau). Les envies reviennent, un peu, l’énergie aussi. Surtout, j’entrevois un peu le futur, du moins je l’imagine, je me projette…

Certes l’angoisse est toujours un peu là, plus ou moins forte par moment, mais j’ai envie de me dire à moi même, comme à une vieille amie, avec bienveillance, que ça va aller.

J’ai envie de penser à de jolies choses : l’amour et les rires de mon enfant, la complicité avec mon mari, le plaisir de rire avec certaines amies. Penser à la chance que j’ai d’être si bien entourée.

Alors oui, le ciel n’est pas encore totalement dégagé, je n’entrevois pas encore de rayons de soleil, je ne suis pas en haut de ces marches, mais il fait plus clair par ici, et c’est bien assez pour le moment.

A bientôt.

L’I.I

Non classé

The big « D »

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Bonjour à tous,

Une fois n’est pas coutume, j’avais envie de rédiger un post pas très drôle avec vous sur ce que je vis en ce moment, des propos très personnels que je ne pensais pas partager ici.

Je vous ai parlé de mes angoisses, et notamment des violentes crises que cela peut provoquer. J’en ai encore été victime cette semaine, et chaque fois il est difficile de s’en remettre.

Une crise d’angoisse c’est quoi ?

C’est son esprit qui s’emballe autour de pensées effrayantes, qui perd le contrôle et qui vous fait ressentir des choses terribles telles que la peur de mourir, de faire du mal aux autres, de devenir fou. Tout cela, peut s’accompagner de manifestations somatiques : bouffées de chaleur, cœur qui s’emballe, nausées, maux de tête, etc.

L’angoisse, mais ça n’est pas tout ? 

Et, oui, on m’a, il y a peu, diagnostiqué une dépression… Le gros mot en « D » qui fait peur, qui provoque la gêne, la honte, la pitié et l’incompréhension, même des plus proches. La Dépression… Tantôt la famille qui vous dit : « mais non, c’est rien c’est juste un coup de blues, reprend toi ! », les amis qui ne savent pas quoi vous dire et les docteurs, qui pointent du doigt le diagnostic évident… Des symptômes qui me faisaient signe mais que je ne voyais pas ou que je ne voulais pas voir  :

  • l’envie de rien, plus d’envies,
  • l’irritabilité,
  • la dévalorisation,
  • la peur,
  • l’anxiété,
  • les idées noires,
  • l’impossibilité de se concentrer, les pertes de mémoire,
  • les pulsions alimentaires,
  • la crainte de ne jamais s’en sortir.

Mais non, pas moi ? 

C’est la première réflexion que je me suis faite. Non pas moi, qui était tellement pleine de vie, sociable, énergique, avec l’envie de découvrir, d’écouter les autres, toujours partante. Et pourtant le constat est là et il fait peur. Cette crainte de ne pas pouvoir s’en sortir, de prendre des médicaments (déjà c’est un pas) qui ne fonctionnent pas toujours, devoir recommencer, se repenser, se laisser aller, accepter, lâcher prise (pour l’instant je n’y parviens pas).

C’est ce qu’il y a de plus difficile pour moi : ACCEPTER et comprendre comment j’en suis arrivée là.

J’écris ce post non pas pour me lamenter, mais pour partager, être vraie au moins sur mon espace, cet espace qui me tient à cœur.  N’ayez pas de pitié, je vous en prie, la dépression touche de nombreuses personnes en France, 1 personne sur 3 c’est énorme.

J’avais juste envie que ces personnes se sentent moins seules et, puis moi aussi, me sentir moins seule. Partager encore et toujours. Être vraie, être moi.

Amitiés,

L’incorrigible imparfaite

Famille, Moods

Mon bébé a deux ans…

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Mon bébé a eu deux ans cette semaine. Et tant d’émotions me traversent !

Je me souviens du jour de sa naissance, et tout de suite, de cet amour inconditionnel, incomparable, charnel, viscéral, immédiat et si intense. Les premiers jours, les premiers doutes, la peur de mal faire, mais cet instinct de protection encore et toujours. Du temps pour s’apprivoiser, pour se comprendre, pour s’aimer encore plus fort.

Les mois passent et cet amour, laisse place à de la fierté et une sorte de remise en cause : est-ce moi qui ai créé ce petit être si beau et si fort, qui grandit, interagit, apprend, appelle maman, rit, qui pleure aussi, beaucoup, et qui rampe, puis marche, parle…. que de nouveautés.

De l’amour encore, de l’amour toujours, mais des doutes aussi.

Les peurs, les angoisses chez moi qui viennent entraver ces moments de partage et de bien-être, ces doutes qui viennent peser sur le quotidien et qui remettent tout en cause.

Malheureusement, lorsque je fais le bilan de ces deux ans, ces angoisses prennent beaucoup (trop) de place. Elles me paralysent encore, me pourrissent la vie, me font perdre confiance, me dénigrer. J’en suis tellement pétrie, tellement en colère, d’être si fragilisée…moi qui ai toujours donné l’image d’une femme forte inébranlable (les apparences, les maintenir toujours et encore, comme on m’a appris).

Mais chaque jour, chaque semaine, à chaque seconde, encore et toujours l’amour, heureusement, si fort, qui l’emporte et qui marque ces deux ans.

J’espère l’an prochain écrire que ces angoisses auront laissé pleine place à l’épanouissement de mon rôle de mère, mon rôle de femme. Une confiance et une sérénité retrouvée… mais je suis sûre que je vous parlerai encore et toujours d’amour.

Bref, mon bébé a deux ans, ma petite fille a deux ans et je l’aime à l’infini.

Amitiés

L’I.I

 

 

Famille, Moods

Parents, mode d’emploi ?

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Bonjour à tous,

Non, je ne vous parlerai pas aujourd’hui du programme court de France 2 co-écrit par une blogueuse que j’admire Caroline de Pensées by Caro mais de mon avis sur les guides, manuels, conseils rédigés sur la maternité et l’éducation des enfants.

Une bonne amie à moi m’a fait découvrir cet article du Figaro intitulé : Burn-out parental, ou la tyrannie de l’exigence . La journaliste y traite des exigences que nous, parents, nous infligeons pour « réussir » nos enfants. Je me suis pleinement retrouvée dans ce papier, non pas sur l’aspect compétitif du « avoir un enfant meilleur que le voisin », mais sur les contraintes que nous nous fixons pour appliquer l’ensemble des principes de l’éducation positive.

L’éducation positive, attention, j’y crois. Je crois sincèrement en la nécessité de faire preuve d’empathie envers nos enfants, de comprendre leur mode de fonctionnement, leur cerveau et d’être à l’écoute de leurs besoins le plus souvent possible.

Petite parenthèse, avant la naissance de ma fille, j’avais lu un ouvrage sur les trois premiers mois de l’enfant. Il expliquait entre autres qu’un bébé, au cours du premier trimestre de sa vie, ne pouvait pleurer que pour exprimer un besoin. Point de caprice, point d’habitude qu’il cherchait à créer juste des besoins primaires ou de réconfort… C’est ce que j’avais répondu à la puéricultrice de la maternité qui le lendemain de mon accouchement m’avait dit « oh la la, vous prenez trop votre bébé dans les bras, oh la la vous allez prendre cher (je cite), elle va plus vous lâcher » ! Oui alors si on prend pas son bébé dans les bras lors de son premier jour, on le fait quand ? Bref….

Revenons-en à nos moutons, cette quête d’une éducation « parfaite » qui a un prix. C’est ce qu’omettent clairement de nous dire les auteurs de nombreux livres à succès traitant de l’éducation positive.

J’ai été choquée de lire dans un de ces nombreux livres que garder un bébé en co-dodo, ou dans la chambre des parents jusqu’au 3 ans de l’enfant ne devrait poser aucun problème aux couples, à eux (et je paraphrase) d’être imaginatifs pour se créer des moments d’intimité !

Ce qui m’a également frappée dans l’article cité ci-dessus, c’est la citation d’un philosophe, François Midal, qui parle de « maltraitance envers soi-même » lorsque l’on n’écoute plus ce qu’on vit, ce qu’on ressent, que l’on s’oublie au fond.

Cela, nous sommes nombreux à le ressentir, j’en suis certaine. Alors, à vous, Laurence, Isabelle, Catherine, Maria, etc., vous qui nous poussez à donner le meilleur de nous même pour élever nos enfants au mieux, ne pas les « détraquer », ne pas générer de « défaillances affectives », merci de nous rappeler de NE PAS NOUS OUBLIER, nous parents, et pourquoi pas, nous expliquer comment ?

Voilà, c’était mon coup de gueule du soir.

Amitiés.

L’I.I

Moods

J’ai douze ans…

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C’est ce que m’a indiqué mon verre DURALEX hier soir pendant que je donnais à dîner à ma fille. C’est aussi comme cela que je me sens depuis plusieurs semaines : effrayée, complexée et angoissée, incapable d’accomplir quoique ce soit de concret.

Les angoisses, je n’en ai pas parlé avant, mais c’est ce qui m’a tenu à l’écart de ce clavier durant plusieurs semaines.

The big A…

J’ai commencé à faire des crises d’angoisse, voire attaques de panique quelques mois après la naissance de ma fille. Bouffées de chaleur, palpitations, vomissements, tout cela sans prévenir et dans un premier temps sans comprendre pourquoi…

Et puis, ces crises se sont faites plus rapprochées, plus intenses à chaque fois et plus effrayantes, avec ce qu’on appelle des phobies d’impulsion : peur de se faire du mal, de faire du mal à ses proches.

Après en avoir discuté avec un psy et être passée par la case hôpital, j’en ai plus ou moins identifié les causes : les réminiscences de l’enfance ou plutôt de l’adolescence. Le manque de confiance en moi, la peur de mal faire, la pression que je me mets pour ne pas reproduire les schémas qui aboutissent à construire une adulte mal dans sa peau, qui n’a pas confiance en elle et qui doute en permanence. Et puis, l’insécurité ressentie en soi et au sein de son foyer quand j’étais enfant.

C’est ce par quoi je passe en moment, ce que je vis au quotidien, un stress, une incertitude permanente que je dois apprendre à gérer, à canaliser. Ces angoisses, je ne les souhaite à personne, revivre les moments douloureux de son enfance qui vont ont détruit, déconstruit, empêché de vous épanouir, ça non plus.

Alors aujourd’hui, à la reprise du boulot de mon mari, parce que je vais, de nouveau, passer des moments seules avec ma fille que j’ai peur de « détruire » ou de « détraquer », j’ai douze ans.

Ces angoisses et surtout leurs manifestations, je vous en parlerai prochainement dans un autre post. Aujourd’hui, j’avais juste envie de relâcher la pression, sans analyser.

Et vous, niveau angoisse vous en êtes où ?

Amitiés.

L’I.I

Moods

Blogging et anonymat : That is the question ?

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Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs jours que je me pose la question :  mettre mon visage et mon nom derrière ce blog ou au contraire rester dans l’ombre ? Le paradoxe du blogueur : écrire en toute liberté, sans tenir compte du jugement des autres, mais aussi pour être lu… Pas évident lorsqu’une part de soi souhaite rester cachée.

Protéger mes proches ?

Il y a quelques jours j’ai relié mon compte Instagram perso à ce blog, puis j’ai retiré le lien quelques minutes plus tard. J’ai même effacé de nombreuses photos de ma fille où celle-ci était reconnaissable. J’ai pris peur, pas seulement à cause de tous les tarés que l’on trouve sur la toile, mais aussi d’exposer mon enfant si jeune à des inconnus alors qu’elle n’a rien demandé. En gros, si j’ai envie d’être exhibitionniste, c’est mon problème 😉 Je plaisante bien sûr, j’adore suivre les comptes Ig de beaucoup de personnes, inconnus ou non. Mais le protection de l’image de ma fille n’a pas de prix.

Se protéger soi ? 

C’est la grande question. J’ai relu d’une traite l’ensemble des articles que j’ai déjà postés ici, et mon dieu, ce que j’ai pu en dire des choses intimes, des choses vraies, sans fard, sans détour. Qu’est-ce que j’ai pu me dévoiler en si peu de temps. Je vis des événements pas évidents, des pensées, des angoisses que je maîtrise peu, me traversent. J’en parle à quelques proches mais pas aussi en profondeur que sur Cet espace. Je serais mortifiée si un membre de ma famille lisait ces mots (maux), pire encore un collègue de bureau. Je travaille dans un univers bien rigide où tout est « chiadé » ou rien ne doit dépasser. Pas de vagues, tout doit rentrer dans une case : croyez-moi j’ai du mal à rentrer dans un tiroir ou un placard ! Alors j’ai décidé pour garder ma liberté d’écrire, de créer, ne pas me brider, de rester anonyme, pour l’instant. Cela me permet de me livrer davantage.

Et je n’ai qu’une seule chose à dire, BRAVO À CELLES QUI ONT LE COURAGE D’ÊTRE ELLE MÊME, de se révéler, de se montrer avec leurs qualités et leurs défauts. J’espère un jour, mesdemoiselles, mesdames, avoir votre courage !

Amitiés,

l’I.I

Famille

Maternité, culpabilité, et autres mots en « é »

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Bonjour à toutes et à tous.

Ah la culpabilité, cette « pétasse », pardonnez-moi l’expression, inhérente à la maternité. Elle est là, elle est présente dès le début, voire même in utero, pour nous bouffer la vie, nous faire se retourner le cerveau et se sentir mal….

Pour ma part, la culpabilité faisait déjà partie de ma culture avant même que je devienne mère. J’ai toujours tout fait pour faire plaisir, plaire, ne pas décevoir et être à la hauteur. Du coup, dès que quelqu’un de mon entourage, mes profs, mes boss me faisaient sentir que quelque chose leur déplaisaient, je faisais tout pour être à la hauteur.

On ne peut qu’imaginer ce que cela fait avec un bébé plus tard…

J’ai ressenti dès la naissance de ma fille un bonheur immense, indescriptible, un sentiment qui vient remplir tout votre être jusqu’aux entrailles. Mais c’est aussi à ce moment qu’ont démarré les questions, les doutes et la culpabilité.

La culpabilité de ne pas réussir à allaiter, d’entendre mon enfant pleurer (oui je sais, c’est con, une enfant par définition ça pleure)… La culpabilité de voir son enfant souffrir ou mal à l’aise, alors que concrètement on y peut rien, ça le cerveau le sait, mais le cœur… Rhoo ce vilain cœur.

La culpabilité de laisser bébé à la crèche, de reprendre le travail, puis de devoir quitter tôt le travail, de ne pas avoir vu la journée de bébé, de ne pas avoir passé assez de temps avec lui.

Le poids du rôle de mère aujourd’hui est juste harassant, il faut être une mère présente, bienveillante, qui concocte de bons petits plats bios (haro sur le micro-onde !), avec une maison rangée au sol immaculé, une « working girl » performante et toujours investie (malgré les heures de sommeil en moins au compteur), et bien sûr une femme sexy au corps ferme ! Plus de bidon de grossesse, on rééduque son périnée et on refait ses abdos (j’en avais pas avant donc bon) et on se doit d’être sexy pour l’homme… même s’il ne vous a rien demandé.

Mais la culpabilité de vouloir prendre soin de soi, elle est là. Croyez-le ou nous, mais au bout de deux ans, je me sens coupable à chaque fois que je sors, que je vais faire quelque chose pour moi. Et ça c’est mal, parce que quand vous ne vous occupez plus de vous, vous n’êtes plus qu’une maman au bord du « burn out », plus une femme, plus une épouse ; juste une maman qui ne vit qu’à travers son enfant, qui se cache derrière lui au lieu de vivre pour elle. Cela n’est bon ni pour vous, ni pour cet enfant qui a besoin de s’épanouir parfois un peu seul et d’avoir comme modèle une mère qui a sa propre vie.

J’étais comme cela avant d’être mère et il faut que cela change. Alors aujourd’hui, j’écris, pour me rappeler et pour me faire une promesse.

Je promets de « me sentir un peu moins mal » quand je laisse bébé à la baby sitter pour passer une soirée avec mon homme. Je promets de ne plus regarder ma montre quand j’irai me faire épiler juste par crainte de ne pas être là alors qu’évidemment bébé n’est pas seule. Je promets de me réinvestir davantage dans un projet personnel (un blog pourquoi pas) et de retrouver les soirées entres amies qui ont toutes été si bienveillantes et patientes à mon égard.

Et vous ? Vous en êtes où niveau culpabilité ?

Amitiés.

L’I.I