Moods

Comparaison…

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Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui un article sur cette maladie qui me hante depuis tant d’années, ce mal qui me ronge et m’englobe tout entière : « la comparaisonnite aigüe ».

Et oui, comme son nom l’indique, ce maux se caractérise par une habitude incessante de se comparer aux autres sujets, femmes, mères, working women, en général pour mieux se dévaloriser. Les brunes, les blondes, généralement les filiformes, les musclées, les « pas grosses », toutes celles à qui l’on voudrait ressembler…

Sans plaisanter, j’ai cette fâcheuse tendance à tout le temps comparer ce que je suis et ce que j’ai par rapport aux autres. Je sais que c’est mal, que c’est une mauvaise habitude qui ne fait de mal qu’à moi. Je sais aussi qu’envier les autres, c’est mal aussi, c’est une forme de jalousie qui ne mène à rien…Mais cette maladie est là bien ancrée au fond de moi depuis que je suis enfant.

Récemment, cela concerne les autres mamans. Je m’estime moins bonne mère que ma voisine par exemple, qui est hyperactive et toujours en vadrouille avec ses enfants. Je me trouve également moins bonne mère que celles qui n’ont pas l’air de s’inquiéter et qui arrivent à tout concilier, boulot, sorties en amoureux, entre copines et maternité.

Je me déteste en tant que mère dès que j’ouvre mon compte Instagram et que je vois défiler ce flux de mères qui ont l’air si parfaites. Je ne me pâme pas d’admiration devant les profils bien lissés, de mamans fringuées en Sezane et à la progéniture blonde, parée elle aussi de ses plus beaux habits… Non, celles qui me font le plus douter sont les mamans aux profils plus « spontanés », sans photos retouchées,  qui ont l’air de prendre la maternité comme elle vient. Qu’est-ce que j’aimerais être comme ces mères qui acceptent les imprévus (maladie en tout genre, grève de crèche, échéance au travail, etc.) sans broncher !

Et puis, il y a cette impression de vide…d’avoir une famille incomplète, et ce sentiment me fait mal rien qu’à y penser. Celles qui ont deux enfants, alors que je ne peux pour l’instant n’en avoir qu’un pour des raisons de santé… Attention, je mesure déjà la chance d’être mère alors que beaucoup n’ont pas ce privilège, mais pourtant j’ai cet arrière goût amer dans la bouche quand je croise chaque mère enceinte du deuxième à la crèche, chaque femme avec plusieurs enfants, chaque femme enceinte, sans même savoir si c’est le premier ou non. Je me sens mal, triste, inapte, moi qui ai tellement de mal à n’en gérer qu’un… Je me sens aussi défaillante parce que je ne suis pas capable, aujourd’hui essentiellement par ma faute, d’en avoir un second…

Voilà, elle est là l’une des souffrances de l’incorrigible imparfaite qu’elle affronte aujourd’hui sur cette page. Suis-je la seule à me sentir anormale ? La seule à me comparer inutilement puisque cela ne peut que faire du mal ?

J’attends vos retours avec impatience.

Belle journée pluvieuse à tous,

l’I.I

 

Boulot

Heureux au boulot ?

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Bonjour à toutes et tous,

Cela fait un moment que je n’étais pas venue sur cet espace et cela me fait un bien fou. C’est comme retrouver une vieille copine, qu’on a pas vue depuis des mois, comme si on l’avait vue la veille.

Aujourd’hui, je souhaite parler d’un sujet que je n’ai jamais abordé ici : le travail, ou plutôt mon rapport au travail. J’ai toujours souffert du syndrome de la bonne élève : celle qui veut tout faire bien, que sa maîtresse (son chef) apprécie et à qui on distribue des bons points (des sous si possible). J’ai aussi malheureusement toujours cru que c’est en travaillant bien, d’arrache pied, en s’épuisant à la tâche et sans faire de vague, que je pourrais évoluer. Naïf hein comme raisonnement !

Au final, c’est ce que je fais depuis plus de dix ans maintenant, et plus j’avance, et plus je découvre de nouveaux codes pour lesquels je ne suis pas sûre d’être faite. Réseauter (ça, ça va, j’apprécie), se mettre en avant, s’approprier des projets, ça je ne sais pas faire…

Malheureusement, dans notre société actuelle, ce sont ces paramètres qui rentrent en ligne de compte, plus que la qualité du travail en elle-même : la capacité à connaître et assimiler les codes de l’entreprise, de mettre en avant son travail auprès des bonnes personnes, de connaître les bonnes personnes, se faire « sponsoriser » en quelque sorte.

Depuis que je suis rentrée de mon congé maternité, ma carrière stagne. Je n’arrive pas à raccrocher les wagons (d’où je pense aussi mon burn-out). Je ne sais pas comment rebondir : d’abord, parce que j’ai perdu confiance en moi, je ne sais pas si je saurais encore me vendre en entretien comme j’ai pu le faire auparavant, mais aussi parce que je n’ai plus envie de me donner corps et âmes, quitte à tomber de fatigue pour mon emploi et pour mon employeur, en qui je ne crois plus, qui développe peut-être des valeurs aussi que je ne partage plus. Je veux tout : une carrière, m’épanouir dans mon travail et être là pour mon enfant, et j’ai vraiment l’impression que dans notre société actuelle, avec les codes actuels, cela est impossible. Je suis en plein questionnement, en pleine remise en question et c’est vraiment ce que je ressens.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Je suis preneuse de vos avis.

A très vite,

L’I.I.

Moods

Ma déclaration…

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Bonsoir à tous et à toutes,

Aujourd’hui France Gall est partie et je dois dire que je ressens une grande tristesse.

Johnny, ça m’avait fait quelque chose, pas pour les mêmes raisons. Je n’ai jamais été vraiment fan du personnage mais j’avais du respect pour l’artiste et j’apprécie certaines chansons. Et puis, c’était la fin d’une époque. Johnny, c’était aussi un peu le patriarche, il me rappelait un peu mon père, avec cette grande gueule, ce caractère, cette voix qui en imposait et aussi ce côté bon vivant. En disant au revoir à Johnny, j’ai un peu redit au revoir à mon père.

France Gall, c’est autre chose, c’était la découverte, l’amour de la musique, les textes de Michel Berger qui touchent en plein cœur. Cette voie douce, enveloppante et forte à la fois. J’ai adoré chanter Starmania, fredonner résiste les jours un peu difficiles, et puis Ella et ses percu… ça me met encore « dans un drôle d’état »

C’est la fin de cette époque un peu naïve durant laquelle je me voyais chanteuse et mélomane. J’écouterai toujours notre France avec un pincement au cœur, pour cette femme forte, femme libre, engagée, que la vie n’a pas épargnée et qui est toujours restée droite dans ses bottes. Elle était elle, donnait « tout pour la musique » sans concession, faisant fi du jugement des autres.

Chapeau l’artiste.

Bonne nuit à vous

L’I.I

Moods

Is this a woman’s world ?

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Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui j’avais envie de parler d’un sujet qui me tient à cœur : la condition féminine. En cette époque où le mot féminisme est presque une insulte, il est difficile d’évoquer ce sujet sans tomber dans la démagogie la plus totale ou la misogynie.

J’ai consulté plusieurs articles sur l’initiative de nombreuses actrices et personnalités influentes de l’industrie cinématographique aux US, un projet qui vise à lutter contre le harcèlement sexuel, quel que soit le milieu. Time’s up (le nom du projet), porté, entre autres, par Meryl Streep (actrice pour laquelle je voue un culte sans nom), Natalie Portman ou encore la présidente d’Universal Pictures, propose d’apporter un soutien financier pour porter plainte à toutes potentielles victimes de harcèlement.

Il aura fallu que les agissements d’un gros porc, poids lourd de l’industrie, agissant depuis une trentaine d’année, soient connus de tous pour en arriver là.

Bien que l’initiative soit belle, je m’interroge sur sa portée. Et, en fait, je suis plutôt inquiète de constater que le harcèlement en tout genre et la misogynie progressent de jour en jour. Aux Etats-Unis, on a élu un président connu pour ses propos et ses « actes douteux » commis envers la gente féminine. En France, on commence seulement à « s’apercevoir » que le harcèlement de rue existe, sans vraiment en prendre la pleine mesure. On compte sur les femmes pour dénoncer ces actes odieux qui font pourtant partie de notre quotidien.

Et que dire du monde du travail. Le harcèlement, même si beaucoup d’entres nous connaissent ou ont connu cette situation, reste une notion encore vague, difficile à définir et donc compliqué à dénoncer, sans cadre réel.

Et l’éducation, qui me semble être la base de tout… Nos filles à l’école et la crèche (des études le prouvent) sont encore souvent naturellement poussées/attirées à jouer par la poussette et la dînette, sans que l’on s’en rende compte. Dans ma crèche, qui est pourtant un super établissement, on m’a fait remarquer que ma fille de 2 ans presque et demi parlait beaucoup et qu’il fallait que je sois vigilante pour l’école « car certaines maîtresses n’aimeraient pas cela ». Aurait-on fait la même remarque à un garçon ? Je me le demande. Je ne vais tout de même pas demander à ma fille en pleine phase d’apprentissage du langage de se taire

Tout ça pour vous dire que cela m’inquiète et que je ferais de mon mieux pour être vigilante dans l’éducation que je donnerais à ma fille en essayant de me libérer des propres stéréotypes que je me suis forgés depuis ma plus tendre enfance.

Et vous, qu’en pensez-vous ? J’aimerais vraiment avoir votre avis sur le sujet. Pensez-vous que la situation féminine se dégrade ou non ? En tenez-vous compte dans l’éducation de vos enfants ?

Je terminerais par deux petites citations de la grande dame Simone de Beauvoir que j’ai trouvées en naviguant sur le net :

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en questions. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant ».

Et celle-ci que je trouve culotée :

« La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux ». 

A bientôt,

L’I.I

 

 

Beauté

Comment j’ai craqué chez Laura Mercier

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Bonjour à toutes et à tous,

En ce moment, me revient l’envie de me faire des papouilles et de prendre soin de ma peau. J’ai récemment été faire un soin au spa by La Prairie au Bristol (cadeau de Noël de l’an passé de mon mari qui a failli se périmer) et cela m’a fait un bien fou, même si j’ai eu l’impression de ressortir le visage tout huileux…

Mais c’est un autre sujet !

L’un de mes pêchers mignons, c’est de me balader dans les allées du Bon marché… notamment au rayon cosmétiques. Cela fait plusieurs années que je m’intéressais à la marque Laura Mercier, mais je trouvais les tarifs prohibitifs. Aujourd’hui, il faut bien l’admettre, toutes les marques ont augmenté. Lorsque j’ai commencé à me maquiller, un fond de teint de marque coûtait dans les 30 euros, aujourd’hui on se rapproche plutôt des 50 euros.

Samedi dernier, j’ai craqué pour trois produits :

  • la crème hydratante teintée (oil free) = teinte Nude. Je dois dire que je suis agréablement surprise par le résultat. Pour une crème teintée, la couvrance est dingue. On peut la moduler en rajoutant du produit en tapotant si l’on souhaite une couvrance plus importante.
  • la poudre compacte radiance mate (bronzer) qui donne instantanément un effet bonne mine.
  • l’ombre à paupières en crayon couleur caviar : j’adore la couleur qui se veut légère mais super jolie sur des yeux marrons.

Bon, tout cela m’a coûté un bras mais je dois dire que je suis super contente du résultat et cela n’est pas toujours le cas lorsque l’on s’achète un fond de teint ou une crème teintée.

Voilà c’était le point Beauty du jour !

Bonne journée à toutes et à tous,

L’I.I

Moods

L’incorrigible imparfaite et 2018

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Bonjour à tous et à toutes,

Après mon post haineux à l’encontre de 2017, je décide de poster un article plus positif et plein d’espoirs pour 2018.

Des résolutions ? Naaaan, j’ai passé l’âge. Disons des envies ou mes 10 commandements à moi-même :

  • En 2018, sérénité tu trouveras, petit à petit, à ton rythme pour faire passer ou mieux accepter les angoisses,
  • En tant que femme, tu te retrouveras. Maman tu es, maman tu resteras, mais être femme tu n’oublieras pas,
  • Des kilos tu perdras, essentiellement ceux pris cette dernière année à la vitesse de l’éclair,
  • De nouveaux projets tu te fixeras, professionnellement mais aussi d’un point de vue personnel concernant ta qualité de vie, notamment,
  • Plus en forme tu seras (celui-ci va avec le commandement 3 sus-cité), du sport je ne sais pas si tu feras, mais à pied Paris tu arboreras,
  • Tes amis tu soigneras et préserveras,
  • Ta petite fille tu laisseras grandir avec bienveillance, en lui laissant toute l’autonomie nécessaire à son épanouissement,
  • A sa rentrée en maternelle, tu pleureras, sans aucun doute, ni aucune hésitation, de gros sanglots sortiront,
  • Bienveillante envers toi, tu seras. Au lieu de se détester pour chaque « échec » ou plan qui ne fonctionne pas comme prévu, les aléas de la vie tu accepteras sans te les reprocher,
  • Plus rieuse tu seras, mes muscles du sourire ont perdu de l’élasticité cette année, il faut donc rappeler tout cela,
  • A ton grand dam, tu t’amuseras, et oui tu te forceras. Bien trop d’occasions tu as laissé passer cette dernière année.

Voici mes commandements de petit padawan, Star Wars, je m’en vais regarder ce soir…

A bientôt,

L’I.I

Moods

L’incorrigible imparfaite et 2017

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Chère année 2017, c’est sans regret et avec une amertume certaine que je te dis au revoir.

Oui, je ne te regretterais pas. Tu m’as fait te haïr, te détester, perdre pied. Tu ne m’as pas ménagée, bien au contraire. Tu as réussi à me dévaster de l’intérieur, à me passer en mode essorage de la machine à laver.

En 2017, je me suis perdue, the « big D » est passée par là, et je t’ai détestée pour ça. L’hôpital, les crises d’angoisse incessantes, les doutes permanents sur tout, sur moi, ma valeur, mes capacités, notamment à être mère. Je ne t’oublierai pas 2017, j’en ai encore le vertige. Tu m’as laissée une plaie béante qui a encore du mal à se refermer.

Heureusement, il y avait les amis, les vrais et leur soutien indéfectible, sans jugement, l’homme toujours présent, sans jamais se plaindre. Il y aussi eu des rencontres qui m’ont fait dire, oui je ne suis pas seule, cela n’arrive pas qu’aux autres.

Et puis, il y a eu la perte, la perte de mon ancien moi. Je ne serai plus jamais la même, c’est peut-être un bien qui sait, mais j’en fais le deuil et je dois apprendre à être le nouveau moi.

Alors, hier soir, je n’avais pas envie de faire la fête, pas envie de te célébrer, ni de célébrer l’arrivée de 2018 car je ne sais pas de quoi cette année sera faite.

Je t’ai dit au revoir à ma façon, du fond de mon canapé, en regardant un « feel good movie », notre amie Bridget bien sûr. Cela a fait passer la pilule douce et amère plus facilement.

Je n’oublie pas que 2017 c’est la création de cet espace sur lequel, j’avoue, je n’ai pas toujours été très présente : la flemme, les doutes. Mais j’en suis quand même fière, car il est à mon image : « plusieurs, sensible, multi-facette, mais toujours vrai ».

Chers blogueurs et blogueuses qui avez le courage de vous livrer un peu beaucoup, de donner de vous dans vos espaces respectifs, je vous respecte et vous admire et j’espère que nous continuerons à nous lire et découvrir.

Je vous souhaite à tous une excellente année 2018 pleine de bonheur, d’amour et de projets.

A très vite,

L’I.I