Moods

J’ai douze ans…

duralex-boite-6-gobelets-picardie-16-cl-transparen

C’est ce que m’a indiqué mon verre DURALEX hier soir pendant que je donnais à dîner à ma fille. C’est aussi comme cela que je me sens depuis plusieurs semaines : effrayée, complexée et angoissée, incapable d’accomplir quoique ce soit de concret.

Les angoisses, je n’en ai pas parlé avant, mais c’est ce qui m’a tenu à l’écart de ce clavier durant plusieurs semaines.

The big A…

J’ai commencé à faire des crises d’angoisse, voire attaques de panique quelques mois après la naissance de ma fille. Bouffées de chaleur, palpitations, vomissements, tout cela sans prévenir et dans un premier temps sans comprendre pourquoi…

Et puis, ces crises se sont faites plus rapprochées, plus intenses à chaque fois et plus effrayantes, avec ce qu’on appelle des phobies d’impulsion : peur de se faire du mal, de faire du mal à ses proches.

Après en avoir discuté avec un psy et être passée par la case hôpital, j’en ai plus ou moins identifié les causes : les réminiscences de l’enfance ou plutôt de l’adolescence. Le manque de confiance en moi, la peur de mal faire, la pression que je me mets pour ne pas reproduire les schémas qui aboutissent à construire une adulte mal dans sa peau, qui n’a pas confiance en elle et qui doute en permanence. Et puis, l’insécurité ressentie en soi et au sein de son foyer quand j’étais enfant.

C’est ce par quoi je passe en moment, ce que je vis au quotidien, un stress, une incertitude permanente que je dois apprendre à gérer, à canaliser. Ces angoisses, je ne les souhaite à personne, revivre les moments douloureux de son enfance qui vont ont détruit, déconstruit, empêché de vous épanouir, ça non plus.

Alors aujourd’hui, à la reprise du boulot de mon mari, parce que je vais, de nouveau, passer des moments seules avec ma fille que j’ai peur de « détruire » ou de « détraquer », j’ai douze ans.

Ces angoisses et surtout leurs manifestations, je vous en parlerai prochainement dans un autre post. Aujourd’hui, j’avais juste envie de relâcher la pression, sans analyser.

Et vous, niveau angoisse vous en êtes où ?

Amitiés.

L’I.I

8 réflexions au sujet de “J’ai douze ans…”

  1. Merci pour ces confidences. J’espère que poser ces lignes t’aidera aussi à prendre un peu de recul pour y voir plus clair. Encore une fois je pense que tous les parents ont peur de mal faire… J’explique parfois à Charlie qu’il faut qu’il comprenne que je suis une « apprentie maman ». Je sais que je ferais forcément mal certaines choses, je doute et j’angoisse à l’idée de mal faire. Comme toi je ne souhaite pas reproduire certains schéma vécu et je tâtonne en cherchant avec le papa à créer nos propres repères (ce qui soulève encore plus de questions sur le fait de bien faire ou non les choses^^). Je pense que ce phénomène est d’autant plus important pour un premier enfant mais l’accepter m’aide à aller de l’avant. Personne n’est parfait après tout, en tous cas moi je ne le suis pas^^ 😉

    J'aime

    1. Je pense accepter le fait de ne pas être parfaite ou de mal faire, en théorie, maisnse mettre la pression est une habitude tellement encrée en Moi. Et malheureusement les angoisses interviennent malgré la raison. Ce sont des pensées difficilement contrôlables, loin de la raison.
      J’avais envie d’en parler ici car je crois que Les crises d’angoisse sont plus courantes qu’on ne le croit, particulièrement chez Les jeunes mamans. Aujourd’hui j’avais envie que ça sorte. J’en parlerai avec plus de recul dans un prochain post.
      Merci en tout cas pour ton commentaire et tes conseils.
      À bientôt
      L’I.I

      J'aime

  2. Je suis passée par là (à moindre échelle peut-être) à la naissance de ma fille puis à la naissance de mon fils. j’angoissais de me retrouver seule avec les 2, de ne pas y arriver, de mal faire… Mais cela passe et cela s’apaise avec le temps… J’arrive même à organiser des sorties seule avec les 2, ce qui était impensable il y a encore quelques mois…

    Plein de réconfort et de courage…

    Virginie

    Aimé par 1 personne

  3. J’ai connu de l’angoisse à la naissance de ma seconde fille, car je me suis retrouvée totalement démunie, incapable de m’occuper de mes deux enfants à la fois… J’ai écrit plusieurs textes à ce sujet, et je pense qu’il m’aura fallu près d’un an pour enfin croire en ma capacité à gérer les journées seule avec elles. Et que tout le monde soit en vie le soir :-).
    Je commence même à particulièrement apprécier ces moments entre filles, comme quoi, avec du temps, on est de moins en moins dur avec soi-même. Mais ma grande me mène la vie dure, et les émotions qu’elle fait jaillir en me provocant m’inquiètent malgré tout. En bref, je crois que nous sommes condamnées à nous remettre en question, mais n’est)ce pas ce qui nous permet (aussi) d’avancer ?
    Merci pour ces jolies paroles partagées, je te souhaite du courage, et t’envoie toutes les bonnes ondes que j’arrive à amasser 😉
    Sarah

    J'aime

    1. Merci Sarah pour tes mots et ton réconfort.
      Oui trouver la confiance que nous n’avons pas forcément et ces émotions enfouies qui ressortent, certes cela fait avancer mais cela aussi Le fait faire un travail sur Moi pour comprendre et ne pas reproduire.
      Merci en tout cas pour tes mots et ton passage ici. J’irai lire tes textes.
      À bientôt
      L’I.I

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s