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The big « D »

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Bonjour à tous,

Une fois n’est pas coutume, j’avais envie de rédiger un post pas très drôle avec vous sur ce que je vis en ce moment, des propos très personnels que je ne pensais pas partager ici.

Je vous ai parlé de mes angoisses, et notamment des violentes crises que cela peut provoquer. J’en ai encore été victime cette semaine, et chaque fois il est difficile de s’en remettre.

Une crise d’angoisse c’est quoi ?

C’est son esprit qui s’emballe autour de pensées effrayantes, qui perd le contrôle et qui vous fait ressentir des choses terribles telles que la peur de mourir, de faire du mal aux autres, de devenir fou. Tout cela, peut s’accompagner de manifestations somatiques : bouffées de chaleur, cœur qui s’emballe, nausées, maux de tête, etc.

L’angoisse, mais ça n’est pas tout ? 

Et, oui, on m’a, il y a peu, diagnostiqué une dépression… Le gros mot en « D » qui fait peur, qui provoque la gêne, la honte, la pitié et l’incompréhension, même des plus proches. La Dépression… Tantôt la famille qui vous dit : « mais non, c’est rien c’est juste un coup de blues, reprend toi ! », les amis qui ne savent pas quoi vous dire et les docteurs, qui pointent du doigt le diagnostic évident… Des symptômes qui me faisaient signe mais que je ne voyais pas ou que je ne voulais pas voir  :

  • l’envie de rien, plus d’envies,
  • l’irritabilité,
  • la dévalorisation,
  • la peur,
  • l’anxiété,
  • les idées noires,
  • l’impossibilité de se concentrer, les pertes de mémoire,
  • les pulsions alimentaires,
  • la crainte de ne jamais s’en sortir.

Mais non, pas moi ? 

C’est la première réflexion que je me suis faite. Non pas moi, qui était tellement pleine de vie, sociable, énergique, avec l’envie de découvrir, d’écouter les autres, toujours partante. Et pourtant le constat est là et il fait peur. Cette crainte de ne pas pouvoir s’en sortir, de prendre des médicaments (déjà c’est un pas) qui ne fonctionnent pas toujours, devoir recommencer, se repenser, se laisser aller, accepter, lâcher prise (pour l’instant je n’y parviens pas).

C’est ce qu’il y a de plus difficile pour moi : ACCEPTER et comprendre comment j’en suis arrivée là.

J’écris ce post non pas pour me lamenter, mais pour partager, être vraie au moins sur mon espace, cet espace qui me tient à cœur.  N’ayez pas de pitié, je vous en prie, la dépression touche de nombreuses personnes en France, 1 personne sur 3 c’est énorme.

J’avais juste envie que ces personnes se sentent moins seules et, puis moi aussi, me sentir moins seule. Partager encore et toujours. Être vraie, être moi.

Amitiés,

L’incorrigible imparfaite